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15 août 2011

This is about Black Excellence.

Encore une fois je vais écrire mon ressenti sur un sujet que ça me soule d'évoquer à force de constats plus décevants les uns que les autres. L'ignorance des gens n'est plus un problème lorsqu'on est confronté au manque de respect dont il sera question ici.


Donc, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi, quand les gens ne comprennent pas de quoi il est question, ils se sentent automatiquement obligés de palier à leur ignorance par le dénigrement des choses? Je demande. Je fais mon baille, au calme. Je ne force personne au sein de mon entourage plus ou moins proche à aimer ce que je fais, mais quand on a pas la présence d'esprit de se renseigner pour au moins avoir matière à critiquer si c'est le but recherché, on se tait. Beaucoup de personnes avec qui je traine même régulièrement s'en foutent totalement de savoir où en est l'Afrique à tous les niveaux, et je ne les entraine absolument pas là dedans contre leur gré. Ca me donne juste deux fois plus envie de participer à l'explosion dans leurs faces de l'industrie Africaine de la mode et de l'art, choses qu’apparemment trop bornés par leurs cultures résolument insignifiantes mais que je respecte tout de même, ils ont du mal à voir. 



Ce dont il est question, c'est pas de faire du forcing genre "laissez nous passer, le temps est venu", on passera, certes, mais en s'assurant que vous soyiez bien tous là pour admirer que vous le vouliez ou non, l’émergence de ce que j'appelle The black Excellence (oui excusez le langage de bloggueuse en français ça nique la crédibilité et la gravité du moment *mouvement de cheveux à la l'Oreal kestucrois*). Les gens inutiles qui passent leur temps à t'envoyer du subliminal pour essayer de te faire comprendre que selon eux, l'Afrique n'a aucun avenir, tout ne devrait tourner qu'autour de leur culture, et que tu devrais peut être essayer de faire autre chose. ..ces gens, sont une motivation supplémentaire à bosser de plus en plus dur pour que ça arrive le plus vite possible...ce moment où eux même porteront du Wax, des bijoux africains, et j'en passe. J'suis juste fatiguée de répéter la même chose tous les jours. Vous pouvez critiquer, critiquez mais dans le respect du travail de centaines de designers, de centaines d'artistes qui se battent au même titre que n'importe qui pour faire valoriser leur domaine de travail, c'est ça ou on se tait. Le pire, c'est que ces personnes, tu leur met une robe typiquement Zara en rayon, avec un imprimé Wax, elles se jettent dessus, normal. Pff.


Y'know what? i'm talking about black excellence. I'm talking about that.



13 août 2011

Faut m'excuser mais les histoires de titres, je commence à fatiguer.

Comme beaucoup d'entre nous, j'ai passé une partie de ma vie (mon enfance) en Afrique, avant de débarquer en France, même si je suis née à Paris.
Arrivée en France j'ai du me familiariser avec le froid, l'absence d'accents, les grossièretés dont j'avais été jusqu'ici préservée, un état d'esprit bien particulier et bien d'autres choses. Mais surtout, surtout, j'ai du m'habituer aux remarques... Désobligeantes. Pas racistes, mais désagréables. 

Vous savez, on a tous été confrontés au moins une fois à des inepties du genre "y a des routes chez toi ?" "t'es venu en avion ou en bateau ?" "Comment ça se fait que tu saches parler français si tu viens d'Afrique ?". Et encore, là je ne dis trop rien, c'est juste de l'ignorance.

La ville de Nairobi 

La remarque qui m'a le plus fait tiquer était: Tu ne ressembles pas à une vraie noire.
Longtemps je n'ai rien dit. Ou du bout des lèvres. Je me suis posé des questions sur moi. "Je ne ressemble pas à une vraie noire, est-ce que ça veut dire que je n'en suis pas une ? Est-ce que ça remet en cause le fait que je sois une africaine assumée et fière ? Est-ce que les autres noirs pensent que je ne ressemble pas à une "vraie" noire non plus ? A quel groupe appartiens-je alors ?" 
Beaucoup de questions pour peu voire aucune réponse. J'ai gardé ça pour moi même si -je ne saurai pas trop expliquer pourquoi- j'avais été profondément blessée. 
A 14 ans, et après avoir déménagé dans le Centre,  j'entre au lycée (je suis en avance) et on me fait la même remarque. Je n'y prête même plus oreille, je m'y étais imperméabilisée. Mais on rajoute encore quelque chose qui là, devient insoutenable: "tu n'es pas une vraie noire". Je me rappelle que j'avais 16 ans, et c'était pendant la pause entre une heure de maths et une autre d'SVT. J'avais avalé mon chewing-gum sur le coup et regardé mon interlocuteur avec tant de froideur que lui même s'est excusé sans que je n'aie à ouvrir la bouche. "Tu n'es pas une vraie noire" mais qui était-il pour me dire ça ?


Le mannequin Atong Arjok

En repensant à cet épisode j'ai demandé hier à un ami. "Tu trouves que je ne ressemble pas à une 'vraie' noire / Que je ne suis pas une vraie noire ?" et il m'a répondu oui. J'ai donc demandé pourquoi. Et venant d'un ami, sa réponse fait vraiment drôle: "Physiquement, t'as pas vraiment un gros nez, il est même mignon; t'as une bouche en coeur, pas de grosses lèvres; t'as les traits du visage supers fins; t'as même les yeux en amande, c'est pas très noir tout ça. Mentalement je sais pas, t'es pas une vraie noire. Regarde, tes parents n'ont même pas une once d'accent, tu n'as pas énormément d'amis noirs non plus, tu ne t'habilles pas comme eux, tu ne parles pas comme eux, tu ne te tiens pas comme eux". 

Et là j'ai compris. J'ai compris que pour eux, les "vrais" noirs, étaient les représentations de Tintin au Congo aux traits vraiment grossiers, la quintessence caricaturale du noir était pour eux le "vrai" noir. 
Qu'ils assimilent les noirs à des jeunes désœuvrés des quartiers moins favorisés qui traînent en bande, dont les parents s'expriment avec difficulté. Eux-même parlent un français assez alternatif,  et se comportent mal (bien qu'on soit d'accord, tous les jeunes de cités ne sont pas comme ça mais que voulez-vous...). 



Je me suis demandé comment ça pouvait être possible. Je n'ai pas eu à me poser la question bien longtemps: la médiatisation. Lorsque l'on fait des reportages, quelle Afrique montre-t-on ? Celle qui vit, qui sourit et qui malgré la misère relève la tête ? Les quartiers agréables aux routes bien goudronnées, aux jardins fleuris et aux maisons bien entretenue ? Va-t-on interviewer des personnes qui parlent un excellent français et dont les diplômes imposeraient le respect ? Non. Jamais. Alors même si je ne leur en ai jamais vraiment voulu pour ces remarques, je ne peux VRAIMENT pas leur en vouloir. Mais j'aimerai que cela cesse. 



A l'heure où j'écris, le projet FashizBlack Magazine -qui n'est plus à présenter- avance à grands pas. Nous sommes à $1258 du but et d'ici ce soir tout cela devrait être atteint. Vous vous demandez sûrement pourquoi je parle de ça ? Eh bien parce qu'avec ce magazine, j'ose espérer que d'autres jeunes s'en inspireront et que peu à peu les choses changeront. Qu'à terme, les médias se tourneront de plus en plus vers cette belle Afrique, ces jeunes qui se prennent en main, croient en leur rêves et font tout pour les réaliser. Ces jeunes qui ne se laissent plus être victimes des médias, qui ne veulent plus subir le manque d'attention qu'on leur porte et contournent le problème en permettant à un magazine de qualité qui leur ressemble et les comprends de se faire une petite place dans les kiosques. Nous faisons ici, un pas en avant. Alors un gros Shout Out à tous les #FashizBacker, et pour ceux qui trouveraient l'envie au terme de cette lecture c'est par ici http://www.kickstarter.com/projects/1042945362/fashizblack-magazine . 

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30 juillet 2011

Vomis.


En marchant dans la rue, demandez à n'importe quel noir de notre génération, le nom d'un designer Africain qu'il connait, je mets beaucoup sur la table sur le fait qu'il n'en connaitra pas un seul. Par contre Gucci Lv et compagnie. .. C'est le cas pour beaucoup d'entre nous. La grande majorité de ces cerveaux se sont laissés convaincre par je ne sais quelle élite bien pensante que la mode Africaine avait quelque chose de régressant, qu'elle n'était que Wax, que Raphia, que coupes stéréotypées style noix de coco en guise de soutient gorge et coiffes improbables ... et porter du Wax aurait quelque chose de Désuet. Malheureusement. C'est incroyablement triste qu'en 2011, les mêmes qui revendiquent perpétuellement leurs origines de la pire des façons selon moi (tee shirts noirs et fiers, drapeaux de leurs pays dans la rue, filet de pêche, attitude agressive mettant dans le même panier toutes personnes, automatiquement catégorisées), considèrent comme étant un "blédard", toute personne qui associerait motifs, tissus, codes ou bijoux connotés "Afrique". 
Je ne pense sincèrement pas qu'un être humain puisse se construire en rejetant entièrement une culture à laquelle il appartient, parce que celle ci ne lui aurait rien apporté, pour une autre, sensée être meilleure car étant construite autour de codes permettant de se réaliser plus facilement. Discutable. Scandaleux. Mais ce n'est pas le sujet. Donc à tous les abrutis qui ignorent les possibilités d'ériger au rang de produit de luxe chacun des éléments du patrimoine culturel africain, Ne pas savoir exploiter quelque chose ne veut pas dire que cette chose est stérile.

La majorité des personnes chez qui j'ai pu constater ce genre de déséquilibres est originaire D'Afrique. Ils ne savent absolument rien de ce qu'il peut se passer en Afrique mais vont quand même te sortir des phrases like "Les blancs exploitent notre Wax et nos matières premières sans que nous ne puissions en profiter". A ces personnes, j'ai envie de leur dire de vraiment la fermer, et si possible d'aller se faire foutre. Ils me font pitié comme ce n'est pas permis. Ces même personnes qui ne voyaient je rappelle aucun intérêt au Wax parce que trop "blédard", like "on est déjà en Europe, pourquoi reculer vers ce qu'on a laissé derrière nous en Afrique", qui n'ont aucune espèce d'identité, aucune conscience d'eux même, se permettent de revenir revendiquer quelque chose qu'il ont de tous temps été incapables de protéger dès lors qu'ils constatent l'importance que les gens leur portent. Désolée mais ça me donne des envies assez morbides. Déjà, les gens qui se comportent tout le temps en victimes qu'une force supérieure essaierait de maintenir sous l'eau, en plus de se servir tout le temps de cette technique so 2000 qui consiste à reporter sa propre médiocrité sur "les blancs", "les juifs" j'ai envie de leur dire que si ils voulaient un peu de respect concernant la préservation de leur patrimoine culturel, ils se débrouilleraient pour poser un label dessus, pour en garantir la qualité, la provenance, à cet instant seulement leurs énervantes revendications gagneraient en crédibilité. En 2011, les faits sont là: je ne vois pas Où tu vas passer pour aller emmener la dentelle de Calais sans en mentionner la provenance ou sans que quelqu'un ne te dise que gars, de faire easy avec le produit. Par contre, ça ne choque qu'une trop rare catégorie de personnes, de voir dans la presse spécialisée, les motifs tissus et bijoux d'inspiration Africaine, catégorisés en tant que "boubous, motifs tribaux, esprit waka waka" non mais à un moment donné je wanda. Aucun respect.

Puisqu'il fallait que j'en parle, ces mêmes personnes ont accueilli à bras ouverts la démarche de Fashizblack Mag, en tant que média spécialisé dans la diffusion du potentiel artistique Africain, de la mode à l'art en passant par la beauté, parce qu’égoïstes ignorants qu'ils sont, avaient le contenu de leurs aspirations servies sur un plateau, gratuitement, sans aucune obligation. Ils ont crié AMEN et dénigré à juste titre l'ancienne génération de magazines Pour et par les noirs, à l'image de AMINA, de MISS ÉBÈNE, qui se sont vite laissés dépasser par les nouvelles technologies et techniques de publications (comme par exemple les onglets qui se déroulent tahu). Avec ce nouveau souffle on s'était dit qu'on était peut être sur la voie d'un leadership noir en France..Mais il aura fallu moins de 4 ans pour se rendre compte que les noirs de France étaient toujours dans un amour de la médiocrité et de la plainte assez inquiétants, pointant du doigt ceux qu'ils appellent leurs "frères" dès qu'on mentionne le moindre dollar, mais désireux de changer les choses. A cela j'ai envie de demander (et qu'on me réponde): Quelles choses?

I mean si vous êtes de ceux qui comparent tout ce qu'ils font à ce que font "les juifs", "les blancs" j'ai envie de vous baffer. A un moment dans la vie il faut se prendre en main et j'appelle ça de la haine gratuite et ridicule. Je suis d'accord pour concéder à ces personnes qu'en France, en tant que jeune entrepreneur on est pas loin de la merde aux yeux de ceux qui décident, mais je ne vois vraiment pas en quoi accuser la couleur de peau règle le moindre problème. Quoi que limite ça c'est encore mieux que les personnes qui ont des solutions, mais qui s'attendent à ceux que d'autres le fassent. Je ne dis pas que ça n'existe pas, que c'est faux, mais si quelqu'un m'explique à quoi ça sert je lui donne une pièce, promis. Je l'ai déjà dit et je le répète: chacun fait en sorte de donner plus de pouvoir à sa communauté car plus on a de pouvoir, plus on a de quoi se partager entre nous. Si aujourd'hui je suis blanche, au risque d'en choquer beaucoup et d'en faire basculer d'autres du monde des bisounours, je ne vois pas POURQUOI je me mettrais en retrait pour laisser passer un chinois alors celles et ceux qui passent leur temps à quémander plus de visibilité dans les médias occidentaux, vraiment vous allez m'excuser mais en toute logique on est chez eux, je ne vois pas pourquoi ils devraient vous représenter, parler pour vous et j'en passe.  Les occidentaux ont construit des empires et ce mythe de la perspective no limits parce qu'ils ont été conscients très tôt d'avoir un réel pouvoir sur les choses en étant unis. Si les noirs ont besoin de siècles et de siècles pour apprendre à être solidaires, c'est pas la peine de fatiguer les gens. Dès lors que vous aurez compris cela, vous apprendrez à observer autour de vous pour reproduire la réussite des autres et enfin sortir de cette sorte de haine que vous croyez encore être de la concurrence. J'en ai vraiment maaaaaaarre de voir des personnes incapables de se prendre en main, perpétuer le même schéma qu'ils critiquent pour se donner l'image de ceux qui veulent faire bouger les choses.


En tant que noirs, on a dix mille fois plus de choses à prouver aux autres sur ce dont on est capables étant donné les INCROYABLES avancées qu'on a eu l'occasion de réaliser au cours de notre histoire -_-' , et faisant partie de la nouvelle génération de ceux ci, j'peux vous dire qu'on est pas dans la merde tant tout pèse sur nos frêles épaules. Et c'est quand même affligeant de constater que des personnes de notre age sont incapables d'intégrer cette rage, cette soif de réussite dans leur métabolisme. Je ne sais pas comment on peut se débrouiller pour trouver en chacun de ses échecs une forme de racisme, de discrimination, et aspirer en tout et pour tout, à une vie de banlieusard chic, avec femme, enfants, labrador. Tout rejeter tout le temps sur ceux qui réussissent ne fera pas moins de vous un looser qui ne s'ignore en rien, non parce que yen a qui se foutent vraiment du monde. Dans la diaspora Africaine en France par exemple, il règne un esprit de. ..je sais pas comment dire ça, self concurrence pathétique? oui on va appeler ça comme ça. Les gens ont l'impression que sortir de cette histoire du noir balayeur en boubou le lundi matin quand on va en cours, passe forcément par le fait de rejoindre celle des MAGNUM le samedi soir en boite, payer son LV en 17 fois, vivre au dessus de ses moyens pour impressionner ceux qui comme eux se retrouveront à sec le 26 du mois (la bourse arrive le 25, non? hum). Et lorsqu'on appelle à cet utopique solidarité pour réaliser un projet dont on pourrait tous être fiers, les foules s'éparpillent, les bouches se taisent, et ceux qui ont toujours la force de parler crient à la tentative d'enrichissement sur leur dos. ..ça, ça montre où on en est, en 2011, dans cette communauté, et c'est vraiment vraiment vraiment vraiment ..pardon je laisse.

En 2011, les noirs n'investissent réellement qu'à la hauteur de leurs besoins alimentaires, et ENCOOOOOOORE.

Personnellement, et je pense que vous l'aurez compris en parcourant le blog, je ne vois rien de dégradant au fait de porter du Wax, ou d'afficher mes origines Africaines au travers de mon style vestimentaire, bien au contraire. Je ne pense pas non plus qu'il faille aller à un entretient d'embauche en boubou, soyons sérieux personne n'a prôné une suprématie du style vestimentaire Africain il ne s'agit pas d'un débat d'idée visant à déterminer quel est la meilleure des démarches. Je ne me considère pas comme étant partagée entre deux cultures (soit, l'Africaine et l'Occidentale), je suis Africaine et je prends comme étant un enrichissement personnel le fait de s'adapter aux cultures des pays dans lesquels on va, sans pour autant renier ses roots. Raison pour laquelle la perfection à mon niveau, se trouve dans un style qui mixerait adroitement les deux. Qui permettrait de vulgariser les influences vestimentaires Africaines et pas seulement le temps d'une saison. Mon rêve pour l'Afrique? qu'elle prenne totalement conscience de son potentiel artistique et culturel, pour avoir le courage d'y construire autour, un empire de la mode, de la beauté, de la musique et de l'art qui s’exporterait aux 4 coins du monde. 

Bon, cet article est un bordel sans nom, je viens de l'écrire d'une traite suite à une conversation avec un ami qui m'a énervé, quelque peu. J'y parle absolument de tout, c'est très mal organisé, je ne vise évidemment pas tout le monde mais lorsqu'on voit ce qu'il se passe avec Fashizblack par exemple, on ne peut qu'arriver à ce genre de conclusions.


"Shoot out to my Fashizbackers, des personnes à regarder de très près, car selon moi à même de réaliser de grandes choses au regard des actions qu'elles soutiennent. Quand on soutient un projet comme celui là sans se poser de question, on est conscient d'avoir le pouvoir de changer les choses pour soi mais aussi pour ceux qui évitent de se mouiller et c'est vraiment noble. Je suis donc vraiment très fière d'en faire partie. Et ce n'est que le début. Bousculer les coquilles vides de trop de gens pour imposer son culot sur le terrain et dans un domaine aussi lisse que la mode, ouvre juste la voie à une lignée que j'espère et souhaite longue d'entreprenariat Afro Européen."


Des bisous. Une Dannah fatiguée.

27 juillet 2011

Weed

Vous l’aurez surement compris/remarqué, les membres de la G’weed Team sont férues de musique.
Personnellement c’est H24 que je vis avec mon casque sur les oreilles, ce qui ne manque pas de parfois agacer les membres de ma famille qui essayent de communiquer avec moi. Je peux passer toute une journée sans parler, à circuler parmi les gens tant que j’ai ma musique dans les oreilles. De fait, j’accorde beaucoup d’importance aux paroles. La première écoute est celle du plaisir, à la seconde je me concentre et essaye de comprendre. Et si vraiment, il me semble que je tiens quelque chose de bon, je vais regarder les paroles plus attentivement sur internet, ce qui facilite la compréhension, notamment de métaphores.

Ce soir, comme tous les soirs j’écoute de la musique et me rends compte que sur les 8 dernières chansons que l’aléatoire de mon Ipod m’a joué, 5 parlaient de Weed. Les clips sont évocateurs et l’apologie de la beuh y est faite. Ce qu’il faut savoir c’est que nous sommes certes la « GreenWeedTeam » mais que ce n’est pas par rapport à une quelconque consommation de Marijuana (une histoire de mot Celte « Gwenwed » -qui ressemble fortement à ‘GreenWeed’ n’est-ce pas ?- qui veut dire « cercle de la béatitude » toussa toussa) .
La question est : sachant que la Weed est également interdite aux States (malgré la possibilité de prescriptions médicales) pourquoi et comment se fait-il qu’elle soit si banalisée et acceptée au point qu’on l’exhibe et assume si haut et fort sa consommation de drogue douce ? Parce que même si la plupart des gens (dont moi-même je dois l’avouer) ne considèrent pas le cannabis comme étant une drogue, c’est pourtant dans cette catégorie qu’il a été classé.



Qu’est-ce qui fait qu’en France, l’image du consommateur de Weed soit telle qu’on cache son usage à tout le monde ? J’ai ma petite idée sur la question :
Le fait est que dans l’esprit de beaucoup de personnes, fumeur de joints = junky = loque = déchet = raté = aucune ambition = vie misérable. Avouez. Et là, je vous contredis et ce, au moyen de cet article http://blogs.lesinrocks.com/droguesnews/2011/07/25/toxicos-leaders-dopinion-entrepreneurs-meme-combat/. Pour ceux qui seraient pris d’une flemme incroyable –parce qu’il y en aura- en gros l’article dit que les personnes prédisposées à l’addiction (jeu, alcool, sexe, drogue…) aient le même le profil psychologique qu’un leadeur d’opinion : tous deux sont constamment à la recherche de nouveauté et sont des « preneurs de risques compulsifs ». Leur caractère obsessionnel, ajouté à tous ces autres critères peuvent –s’ils sont canalisés- être un véritable atout au travail. C’est justifié par une sombre histoire de neurotransmetteurs, de circuit neurologique du plaisir/de la récompense et –sans doute- de dopamine (oui, j’ai toujours adoré l’SVT, pas vous ?).



Comme elle vole en éclat l’image du fumeur de biff voué à l’échec qui ne pense qu’à se déchirer le crâne n’est-ce pas ? Outre cette étude, les préjugés sont au Titanic –en vérité le « Titan » - l’Iceberg qui l’a coulé : c’est un poison qui peut être fatal. N’en ayez pas, même si c’est plus facile à dire qu’à faire. Après tout, dire que tous les consommateurs de Weed sont des bons à rien est aussi injuste et généralisateur que de dire que tous les musulmans sont des terroristes, que tous les catholiques sont coincés, tous les chinois ont des restaus, et je pourrai continuer encore longtemps. Je vous vois venir avec vos « C’est pas pareil » ou « Y a aucune commune mesure » ahh booon ? Bah dites moi quelle est la différence alors, j’attends vos mots doux dans les commentaires.



Pleins de bisous, et ne sombrez pas non plus dans l’addiction pour être un leadeur hein, on naît avec ce don ou non, ça ne s’apprend pas. Ceci n’était qu’un plaidoyer en faveur des « drogués » oui, faut savoir être l’avocat du diable de temps en temps.



Eden

17 juin 2011

Facebook drama

Cher(e)s lectrices et lecteurs,

Ca fait un moment que je n’avais pas publié de billet mais sachez que je suis toujours là et même mieux: I’m Back (oui, comme T.I, très bonne chanson d’ailleurs) (bon, je ne dis pas que je vais écrire tous les deux jours hein, mais poster plus, sûrement). Mes acolytes Dannah et Dieyson ont fait un travail formidable ici pour vous garder et je demande une standing ovation pour elles, elles le méritent *clap clap clap*

Vous vous en doutez, je ne serai jamais revenue sans un article qui me tient à cœur. Vous me connaissez (cc article B.E.P et Rihanna), je suis un peu dure parfois. Mais c’est juste parce que je suis réaliste ! Et ça mes enfants, beaucoup de gens ont perdu cette valeur (bon, apparemment moi je frise la méchanceté, so what ? Je n’ai jamais prétendu être enfant de chœur !)


Il est donc 2h et quelques (du matin) quand je commence à écrire cet article et je suis exaspérée. Je ne sais pas si chez vous c’est pareil mais à partir de minuit, mes pages de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, parfois même BBM –sisi j’vous jure, on n’est à l’abri nulle part) deviennent cas soc’ land, confessions intimes, etquejtedeballemaviealorsquetoutlemondesenfoutcarrement. BREF, ça ne peut plus durer. Mais Facebook est le réseau qui me met le plus souvent face aux côtés pathétiques de mes amis/connaissances. Vous savez le côté kikoolove qui sommeille en chacun (ne dites pas non, on a tous un truc stupide en nous). Donc tout à l’heure, après que Kingsley m’ait bien fait rire, je suis allée jeter un coup d’œil à ma page Facebook. Et horreur et damnation : "Marre de n'être prise que pour un plan cul ambulant, moi aussi j'veux des sentiments". (je vous épargne les fautes)

Ah oui, d'accord. Par où commencer ? Peut-être par le fait que tu ne devrais pas avouer aux 328 personnes qui constituent ta liste d’amis que tes jambes semblent être open-bar 24/7 et que tu es probablement atteinte de la Chlamydia ? I mean, tu n’as pas d’honneur ? Tu crois peut-être qu’en voyant ça un mec va se dire « arf la pauvre, elle aussi a droit à l’amour, et si j’essayais de l’aimer et la respecter autant que les filles qui gardent leurs cuisses fermées-ou en tout cas les ouvrent à bon escient- ? » Euuuh NON. Ca ne va pas arriver ma chérie. Parce que tu viens de dire que tu étais la p*te de certains, il n’y a pas de raison que tu ne sois pas SA p*te également tu vois, MAUVAIS CALCUL !

Ensuite tu attendais quoi en disant ça sur Facebook ? Sous-entendre une certaine expérience (au cas où y’aurait des intéressés m’voyez) tout en te mettant en position de victime ? Ou vraiment dénoncer un fait dont tu souffres en essayant de trouver une épaule ? Les deux cas de figures me semblent inappropriés. Déjà, les mecs ne peuvent pas COMME PAR HASARD prendre la même fille pour un simple plan cul, PQR, PCF, whateva sans raison. Donc la position de victime là euuh, passons. Et puis ma douce, à la base Mark a crée ce site pour rester en contact avec des amis/collègues. Pas pour trouver des psy dêh, j’dis ça, j’dis rien. La preuve : tes copines qui commentent d’une orthographe très approximative, celles qui écrivent des pavés qui écorchent l’œil tout ça pour arriver en gros à ça : « tQt ma chériie sa va allé l’amour c aps toujours facile mais tu trouveras <3 » Ah oui, je suis sure que ça t’a aidé hein ! Tu te complais dans ton image de martyr ? Ahh que ferions-nous sans les « C0ÜPiiN3S » hein ????

Personnellement, je ne suis pas contre ce genre d’arrangements. Je veux dire, tant que tout le monde est consentent, que vous passez un bon moment et que chaque partie suis bien les règles que chacun fasse comme bon lui semble. Mais de là à s’apitoyer sur la place publique, il y a un monde. Parce que encore ceux qui multiplient les statuts « marre », « tout va mal » and co m’énervent mais je les tolère. Mais alors ton statut m’a laissée sans voix. Vraiment. Et puis de toutes façons de quoi tu te plains, y a pire qu’être prise pour un plan cul ambulant et ne jamais avoir droit à l’amour. Bah oui, tu aurai tout aussi bien pu être une fille jamais aimée et sans vie sexuelle. Et CA ma chère, ça doit être bien pire
Tout est une question de state of mind : ton verre, tu le vois à moitié plein, ou à moitié vide ?

Eden

1 février 2011

Willow Smith me ligature les trompes!!!


Pour ne pas avoir à dire qu'elle me casse les couilles! c'est quoi cette enfant! Ses parents misent sur leur descendance pour rester dans les parages ou comment ça se passe?!! j'aime bien whip my hair, mais juste la chanson. Son interprète me gave au plus haut point. On va juste faire le tour en une seconde et demie: elle a 9 ans, maman est au tombage niveau carrière, ce n'est même plus le flop mais on va pas s'étendre, papa  continue de faire des films mais on ne sait pas pourquoi, décide que ses enfants n'auront pas une enfance normale (après on va parler sur Michael Jackson, R.I.P au passage papa) et les met sur le devant de la scène médiatique. Elle pourrait être crédible en gamine tellement submergée par sa passion qu'elle ne pouvait plus se retenir + a harcelé ses parents + veut trop vite s'exprimer, mais ça se voit qu'elle n'est qu'un pion (les mouvements de lutte contre les illuminatis: je ne vous ai pas appelé en soutient, merci!), on lui écrit tout, dirige ses moindre faits et gestes, maman l'utilise pour être en premiers rangs des défilés, en plus elle a un style de merde! Faut quand même pas pousser dans le foutage de gueule quoi siouplais!! Elle n'a qu'à aller à l'école et arrêter de pourrir ma page d'acceuil à chaque fois que je me connecte, les pages modes de mes magasines préférés et surtout arrêter de nourrir le culte débile que les gens lui vouent. C'est grave, t'as quand même des pauvres filles/femmes qui se disent "ohhhhh willow ééééé, ma fiiiiillllle!", eh bah non! non! Quand on est un minimum équilibré on sait qu'à neuf ans, un enfant n'est pas sencé se balader avec les cheveux en l'air sous les flash de bouffons qui n'attendent que la moindre erreur pour les enfoncer! mais m'bonnng! On va encore tourner nos cheveux sur whip my hair en attendant l'autre clip là, je sens ça bad aussi vu les photos qui circulent... j'attends juste la sex tape à douze ans et la rébellion héroïnomane vers 17ans qu'on recompte les potentielles "mères adoptives" de willow smith. 


Dannah